Il s’agit d’un monument emblématique de la région dont l’État est propriétaire. L’édifice est présent dans le village du même nom, situé en Indre-et-Loire. L’édifice est façonné sur une île au centre de l’Indre quand François Ier est roi. Le château est réputé afin d’être un mélange de traditions de type française et de décors uniques provenant d’Italie. Le château d’Azay-le-Rideau se révèle être un symbole du nouvel art de construire du Val-de-Loire au 16ème siècle.

Vous pourrez vous y rendre par la ligne TER Tours – Chinon qui s’arrête toujours dans le village. Cet édifice est classé au titre des monuments historiques depuis avril 1914. Cette construction, au même titre que cent autres constructions, propriété de l’État, sont gérés par le Centre des monuments nationaux. Vous pouvez évidemment les visiter.


Extérieur de la construction

Voici la description de Balzac par rapport à ce château : « un diamant taillé à facettes serti par l’Indre ». Une chose est sûre : Azay-le-Rideau est un des plus réputés châteaux de la Loire.

Peu grand, le corps de logis est composé de ce qui suit : un corps principal, une aile en équerre, avec des bandeaux horizontaux, englobés par l’Indre et par un parc vert et boisé. Chaque angle de l’édifice est doté d’une tourelle. Le milieu de la construction est caractérisé par l’entrée monumentale et par l’escalier d’honneur composé de rampes droites qui magnifie les fenêtres : il possède trois étages de baies jumelées matérialisant des loggias et un fronton ouvragé, en décalage avec les fenêtres du reste de l’édifice. Au final, cela optimise la décoration, faite de différents ornements à la mode italienne : colonnes, coquilles (voûte en quart de sphère), pilastres, médaillons, etc.


Intérieur du bâtiment

L’intérieur du bâtiment est digne d’un château de la Renaissance italienne. Ainsi, des décors sculpturaux somptueux avec des traces de la Renaissance flamande sont présents, tout comme des tapisseries du 16ème siècle et du 17ème siècle dévoilées dans une multitude de pièces de l’édifice.

Notons la présence de « verdures » d’Anvers et Tournai, des extraits de l’Ancien Testament dont le tissage a été effectué à Audenarde, « Histoire de Psyché » conçue à Bruxelles, ou encore la tenture de « Renaud et Armide », faite à Paris au faubourg Saint-Marcel.
Le mobilier et le décor valent aussi le détour : chaire à dais en chêne datant du 15ème siècle, crédences, etc. et une multitude de tableaux, dont une Dame au bain (Diane de Poitiers ?) signé François Clouet ou encore portrait de la célèbre Catherine de Médicis. Une magnifique représentation dévoilant la scène du « Camp du Drap d’Or » est aussi présente.


Jardins du château

Les jardins actuels ont été changés en profondeur au 19ème siècle par les Biencourt. En effet, ces derniers les ont redessiné en un parc paysager majestueux.

Au Sud et à l’Ouest, les jardins sont munis de deux miroirs d’eau (héritages symboliques de vieilles douves. Ces derniers sont conçus en 1950 par l’architecte des monuments historiques qui a fait agrandir le bras de la rivière de manière que l’eau entoure les fondations. Ces deux miroirs permettent d’observer le reflet des façades.